
F*** LA PERFECTION
On a tous, à un moment ou un autre, couru après une image. Celle d’un corps plus tonique, d’un salon toujours rangé, d’un feed Instagram sans faute. Mais une fois l’illusion dissipée, ce qu’on ressent, souvent, c’est surtout… du vide. Parce que viser la perfection, ce n’est pas viser juste, c’est viser loin de soi.
La perfection, c’est ce truc lisse et figé, qui ne laisse pas de place à l’imprévu, au vivant, au vrai. C’est un peu comme vouloir encadrer un fou rire ou mettre une sieste au soleil sous cloche : ça ne fonctionne pas. Et surtout, ça ne vibre pas.
Chez Corner 114, on pense que ce qui compte, ce n’est pas de faire tout parfaitement. C’est de faire de son mieux, avec ce qu’on a, là, maintenant. C’est d’allumer une bougie même si la maison est en bazar. C’est d’écrire trois lignes dans un carnet, même si on ne tient pas un bullet journal digne de Pinterest. C’est de boire son café dans une jolie tasse, pas parce que c’est productif, mais parce que ça fait du bien.
S’accepter soi-même, ce n’est pas se résigner. C’est se rencontrer. C’est arrêter de se regarder avec les lunettes des autres, et commencer à écouter ce qui nous fait vraiment du bien. C’est aussi se foutre un peu la paix, quand on a l’habitude de se pousser sans relâche. C’est ralentir, parfois, et se rappeler que ce qu’on est vaut infiniment plus que ce qu’on coche sur une to-do.
Et puis, soyons honnêtes : les gens qui nous inspirent ne sont pas parfaits. Ce sont ceux qui osent, qui tâtonnent, qui assument leurs défauts comme des marques de fabrique. Ce sont celles qui rient fort, qui pleurent parfois, mais qui avancent sans se faire violence.
Alors, on fait quoi ? On arrête de viser la perfection et on commence à viser juste. Juste ce qui compte pour nous. Juste ce qui nous allège. Juste ce qui nous reconnecte à nous-mêmes.
Parce qu’au fond, s’accepter soi-même, c’est peut-être ça : comprendre qu’on est déjà assez. Et que le kif, le vrai, commence pile à cet endroit-là.
5 lectures qui font du bien (sans nous faire la morale)
"La Vie intérieure" – Christophe André
Un petit bijou pour apprivoiser le tumulte intérieur, avec douceur et lucidité. À lire par petits bouts, en pyjama ou entre deux mails.
"Cessez d’être gentil, soyez vrai" – Thomas d’Ansembourg
Parce que dire non, ça compte aussi dans l’amour de soi. Un livre pour désapprendre à plaire à tout prix.
"Les Vertus de l’échec" – Charles Pépin
Un texte court, punchy et inspirant, qui remet l’imperfection au centre du jeu. Oui, l’échec peut être un tremplin. Oui, c’est ok de rater.
"Untamed" (Indomptée) – Glennon Doyle
Manifeste puissant pour vivre une vie plus libre, plus authentique, et moins dictée par le regard des autres. Brut, drôle, percutant.
"Je suis né deux fois" – Alice Roca
Plus poétique, ce récit parle de reconstruction, de cuisine et de lenteur. Un appel à créer du beau dans le quotidien.